24 juillet 2007
Life is not a bed of roses
Je n'aurais jamais cru écrire ces mots. Ils m'avaient toujours semblés impossibles. Mais ils ont été écrits. J'ai imprimé un point dans une phrase que je n'aurais jamais cru finir. (Et que je n'aurais jamais imaginé pouvoir écrire un jour). Cette phrase c'était la nôtre. Notre histoire m'a apporté plus que ce que je n'aurais jamais pu rêver, imaginer, ou même souhaiter. Non.
Il y a toujours eu un "trop". Je le savais depuis le début mais je n'imaginais pas que ce serait moi qui lâcherait prise. Je n'aurais pas pu imaginer que dans ce "nous", je serais à jamais le faible, celui qui fait mal.
Je ne regrette pas, je sais que je n'aurais plus pu tenir, tenir la distance, tenir les trop nombreuses heures passées loin de celle que j'aurais voulu près de moi tout le temps.
La vie continue, et je crois savoir qu'Elle aussi, continue sa vie sans s'arrêter à ce "nous" qui, par ma faute, lui a fait tellement de mal. J'espère de tout mon coeur qu'elle sera heureuse avec un autre, sans trop penser à celui que j'ai essayé d'être, sans jamais y arriver vraiment.
Cet endroit porte sa marque. Il a été créé pour elle. Je ne peux plus y revenir, désormais.
Ces mots seront donc les derniers par ici, et puis...
Si on se revoit pas d'ici demain, je vous souhaite une bonne journée et une agréable nuit.
07 juin 2007
We have all the time in the world...
Sur un air de Jazz, dans une douce torpeur. Le Jazz, je crois, m'a toujours fait ça. Le Jazz c'est un courant chaud qui vous fait fermer les yeux. Le Jazz vous caresse le ventre et vous entraîne lentement. Vous commencez à bouger, doucement le bassin, puis la tête ensuite. Vos doigts se rejoignent, vos lèvres esquissent un sourire léger. Une bouffée de chaleur vous monte à la tête, comme un contentement incompréhensible, une sorte de béatitude improvisée, suivie, au rythme des notes. Le trompette entame un long solo. Les notes s'enchaînent et résonnent dans votre tête. Et le pianiste commence à jouer. Il accompagne la trompette, les notes vibrent et descendent de vos oreilles à vos pieds, en passant par votre coeur et votre estomac. Parfois, une voix s'élève. Elle est basse et grave. Elle chante l'amour ou la douleur. Mais souvent, elle chante la foi et l'espoir. Et alors, bon dieu sait que vous oubliez qu'un jour, vous avez pu croire que quelque chose était impossible.
Louis Armstrong - What a wonderful world
En hommage à Baricco, et :
"Au cul l'humilité "
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Quand je regarde ma vie, je la vois comme une grande pièce de théâtre. Dans cette pièce, beaucoup d'acteurs, beaucoup d'actrices, beaucoup de coeur, en poche ou en bandouillère. Dans cette fresque immense, des lèvres, des bras, des sourires, de l'amour.
Sur cette scène immense, des comédiens doués, des un peu moins, des larmes au coin des yeux, de l'amour sur le coeur, des cadeaux dans les mains. Puis parfois, parfois, un jeu intense et touchant.
Mais là, là mesdames et messieurs, tout est différent...
Elle vient d'arriver. Le rideau se lève pour un nouvel acte. L'entracte est terminé. Les bourgeois enivrés regagnent leurs places lourdement. L'atmosphère est lourde et chaude.
Elle entre. Sa prestance la grandit. Elle vit. Elle existe. Elle est enfin quelque chose. Elle a un rôle à présent.
Vous la voyez, n'est-ce pas ? Elle a le port d'une reine. Ses yeux brillent d'une lueur triste et fière. Elle a dans son coeur une histoire. Elle a dans ses mots une magie triste, venue d'un passé qu'elle cache derrière ses sourires, dans ses airs cachés de poupée cassée. Elle l'est un peu. Ho rien de grave, rassurez-vous, sinon elle ne serait pas ici. Non. Elle a pris des coups, dans les tournants, un peu. Puis parfois même en le voulant.
Mais ce qui vous crève les yeux c'est le paradoxe qu'elle porte à fleur de peau. Son enfance perdue et sa crainte de grandir.
Alors dans ma pièce, mesdames et messieurs, vous comprenez à présent que celle qui est entrée est le personnage principal. Elle est le catalyseur. Vous comprenez ? Tout viendra de Elle et tout s'arrêtera à Elle.
Parce que rien d'autre ne compte.
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And She's buying a starway to heaven...
L'heure de regagner mes cahiers, déjà. J'ai été content d'écrire. Je me rends compte qu'encore trop souvent, je m'en prive. De peur de faire quelque chose qui ne me semblerait pas à la hauteur. Et puis je me dis que finalement : "Peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse". Et l'ivresse d'écrire, j'aime l'avoir.
Amoureusement sien,
Amicalement vôtre,
T.
28 mai 2007
Indochine - tes yeux noirs
Juste parce que je suis retombé par hasard sur ce texte, que j'ai écrit il y a moins d'un an, et qu'il m'a fait ressentir énormément de choses.
Viens m'embrasser mon ange et prends moi la main,
Promets moi, je t'en prie, d'être heureux demain,
Papa pars tout seul faire un long voyage,
Comme un oiseau, très haut, au dessus des nuages.
Sers moi fort, mon amour, et n'oublie jamais,
Tout ce qu'on a vécu, à quel point je t'aimais.
Je vais bientôt me coucher et fermer les yeux,
Mon ange, je t'en prie, ne sois pas malheureux,
Il faut que papa dorme pour pouvoir partir,
C'est un long voyage pour ne pas revenir,
Mais loin des yeux, il est toujours en toi,
Mon amour, je le jure, je serai toujours là.
Je t'en supplie, mon ange, sèche cette larme,
Dans la vie tes souvenirs seront ta meilleure arme,
Maman est toujours là, elle a besoin de toi,
Et tu as besoin d'elle, aime-la pour moi.
La prochaine fois que tu verra le soleil,
Lumière brûlante sur ton visage, pareille,
A tous les astres présent là bas dans les cieux,
Papa sera là, là haut, brillant dans tes yeux.
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Je vous ai dit comme je l'aime ?
27 mai 2007
Aerosmith - I don't wanna miss a thing
I could stay awake just to hear you breathing
Watch you smile while you are sleeping
While you're far away and dreaming
I could spend my life in this sweet surrender
I could stay lost in this moment forever
Every moment spent with you
Is a moment I treasure
Don't wanna close my eyes
Don't wanna fall asleep
'Cause I'd miss you, baby
And I don't wanna miss a thing
'Cause even when I dream of you
The sweetest dream would never do
I'd still miss you, baby
And I don't wanna miss a thing
Laying close to you
Feeling your heart beating
And I'm wondering what you're dreaming
Wondering if it's me you're seeing
Then I kiss your eyes and thank God we're together
I just wanna stay with you
In this moment forever, forever and ever
Don't wanna close my eyes
Don't wanna fall asleep
'Cause I'd miss you, baby
And I don't wanna miss a thing
'Cause even when I dream of you
The sweetest dream would never do
I'd still miss you, baby
And I don't wanna miss a thing
I don't wanna miss one smile
I don't wanna miss one kiss
I just wanna be with you
Right here with you, just like this
I just wanna hold you close
Feel your heart so close to mine
And just stay here in this moment
For all the rest of time
Don't wanna close my eyes
Don't wanna fall asleep
'Cause I'd miss you, baby
And I don't wanna miss a thing
'Cause even when I dream of you
The sweetest dream would never do
'Cause I'd still miss you, baby
And I don't wanna miss a thing
Don't wanna close my eyes
Don't wanna fall asleep
'Cause I'd miss you, baby
And I don't wanna miss a thing
'Cause even when I dream of you
The sweetest dream would never do
I'd still miss you, baby
And I don't wanna miss a thing
Parce que ce sont les mots que je pense si fort, et que j'aimerais te dire, là, maintenant. Et qu'il n'y a rien à ajouter.
No surprise - Radiohead
Parfois, quelque chose vous monte à la gorge. La douce sensation de chaleur qui vous réchauffe habituellement se refroidit. Votre estomac se serre. Vos yeux se ferment.
Parfois, les mots ne suffisent plus. Parfois les papillons qui vous caressent le coeur vous blessent à l'intérieur. Comme si, pour un instant, leurs ailes devenaient autant de petites lames.
Parfois, le sang qui coule dans vos veines se glace.
Parfois...
Parfois j'ai mal. Oui. J'ai le mal de toi parfois, même si je ne le dis pas, je pense à toi tout bas...
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Parfois, la vie ne tourne pas comme on le voudrait. Parfois, des mots se perdent. Parfois des coeurs se blessent. Je ne sais que trop bien le poids des mots. Mais parfois, j'aimerais que tout le monde puisse se taire. Parfois j'aimerais aussi être muet. Pour le moment, je sais que ça passera, le quotidien n'est pas si rose. Et pourquoi ? Pour tant d'incompréhension...
L'humain est faible. L'humain est fragile mais avant tout, l'humain est seul... Désespérement seul. C'est pour ça qu'il a besoin d'aimer. Et d'être aimé en retour. Alors là, la fresque se complète, l'humain ne marche plus pour lui mais pour l'autre. Alors il est heureux. Mais parfois l'humain a mal. Parfois l'humain a besoin de mots qu'il sait, pour encore les faire tourner dans sa tête, comme un bon vin dans sa bouche, pour s'enivrer à la chaleur des mots et oublier ce qui le taraude.
Parfois l'humain a mal quand il se sent exclu. Parfois l'humain doute de la réciprocité. Alors l'humain a mal.
Parfois aussi l'humain est fier, trop fier, il ne sait dire les mots que l'autre attend. Alors il se tait, et il baisse la tête.
Parfois, l'humain sombre, souvent l'humain guérit. C'est là sa force : le pardon.
Alors l'humain comprend. Souvent. Parfois l'humain accepte. De temps à autre, il marche sur sa dignité, pour arriver à passer au dessus de ce qui lui troue le coeur. Et essayer de recoller les morceaux.
Je suis humain. Comme les autres.
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Voilà. Des jours avec et des jours sans. En voici un où je cherche surtout l'avec et mais me sens surtout sans.
Alors, une fois de plus, je dépose ici ce qui me passe par la tête. Et cela passe par mes doigts.
Alors, parfois, l'humain se sent soulagé.
Je t'aime mon amour. Ces mots ne sont pas pour toi. Ne nous concernent pas. Parfois, je suis bien obligé de l'admettre, la vie est faite d'autre chose..
Amoureusement tien,
Respectueusement et sincèrement vôtre,
T.
Ps : Tchaïkovski - Le lac des cygnes
26 mai 2007
Placebo - Summer rain
I
" On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière...
II
- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...
Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...
III
Le coeur fou robinsonne à travers les romans,
- Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux col effrayant de son père...
Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...
IV
Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !...
- Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade. "
Arthur Rimbaud - Roman
On est pas sérieux quand on a dix-sept ans. On ne l'est pas plus qu'à seize bien moins qu'à dix-huit. On ne vit que d'amour, et un peu d'eau fraîche ou de vin bon marché. On ne pense pas plus loin que le bout de son nez. C'est là l'affreuse situation dans laquelle je me trouve. Attendant avec impatience la majorité, coincé entre l'adolescence, et l'âge adulte, pourtant il arrive que je ne sois pas pressé.
Il devient difficile de lire la presse chaque matin. Je lis plusieurs journaux par jour. C'est plus un plaisir qu'un devoir. J'aime beaucoup me tenir au courant de ce qu'il se passe autour de moi. Mais parfois, ça devient pesant.
Hier, je lisais le journal, trois tentatives de suicide chez des adolescentes. Une mère qui laisse mourir son enfant à l'arrière de sa voiture. Puis le lot quotidien de guerres et d'attentats sanglants. Coupez l'affreux coktail par les ravages de la pollution et la priorité obligatoire de l'écologisme. Rajoutez une pincée de piques puériles entre quelques politiques prépubères et vous obtiendrez avec (dé)plaisir votre actualité quotidienne.
Je caricature. Un peu. Beaucoup peut-être. Ceci n'est pas une plainte, ceci n'est pas une lamentation, juste une constatation. C'est parfois dans ces moments là que j'hésite à devenir adulte. Parce que j'ai un peu peur de ce monde qui, parfois, me semble tellement irréel. Attendez, c'est ça la réalité ? Je ne vois pas la vie en noir. Je vis heureux, pour ça, j'ai beaucoup de chance. Mais parfois, quand j'ouvre les yeux sur NOTRE réalité, oui, je m'effraie... De devoir laisser ça à mes enfants, à mes petit-enfants...
Alors pour cela je m'informe. Pour cela, plus tard, je crois que je me battrai. Au même rang que tous ces politiques qui parfois me répugnent, parfois m'impressionnent... Je ne me sens pas différent. Je me sens juste fier de ce que je défends. Et extrèmement décidé à changer les choses.
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Un professeur de l'école que je fréquente m'a dit hier que je n'étais pas différent des autres. Puis, à l'occasion d'un autre cours, l'a répeté à toute la classe.
"Vous n'êtes pas différents des autres. Vous n'êtes pas plus forts. Vous aussi, vous êtes faibles."
Elle entendait par là "faible comme l'humain".
J'étais étonné. Mais quelle est là cette philosophie ? Quel est là le but pédagogique ? Le sens d'une telle maxime ? J'avoue avoir été assez choqué.
Pour moi; l'humain a toujours été faible. C'est là l'une de ses premières caractéristiques, oui. Mais chaque être humain est pour moi différent. Chaque personne à qui elle a asséné son invective était différente de la personne voisine. Chacune avait un potentiel en elle. Une force quelconque. Une volonté propre et une capacité analytique différente... Alors pourquoi seraient-ils tous relégués à la même place, celle de moins que rien ? Pourquoi l'un ne deviendrait pas écrivain et l'autre pompier. L'un sauverait des vies, l'autre sauverait des âmes. Ils feraient le mal comme le bien. Par décision personnelle, par obligation, par inclinaison accrue à une certaine forme de perversion,oui, ils le feraient peut-être... Mais chacun a en lui un parcours, des blessures et sa force propre. Alors leur dire à tous qu'ils sont faibles, tous autant qu'ils sont, n'est-ce pas une manière de les saborder...? La volonté qu'ils ont en eux n'est elle pas affectée par une telle injure à leur intégrité ? Moi je trouve que si... Ho rien de grave, sans doute, me dira-t'on. Non... Rien de grave, vous auriez raison de le penser.
Mais à ça je répondrais que si une majorité de jeunes évoluent dans le mauvais sens c'est aussi parce qu'on ne les aura pas encouragés, soutenus, portés. Ces jeunes étaient plus faibles, avaient moins de volonté, ou moins de capacité de réflexion. Alors oui, ils ont cru ce qu'on leur disait. Qu'ils n'arriveraient à rien, que de toute façon, ce n'était pas la peine de continuer.
Mais bon sang, il n'y a pas de fatalité ! Arrêtons cette égalitarisme incessant, ce nivellement par le bas abjecte et amenons le futur dans nos écoles. Amenons les valeurs morales, le civisme et la philosophie, qu'on a éjecté il y a déjà bien trop longtemps.
Arrêtons de saoûler ces jeunes de pensées archaïques et forgeons les à devenir des hommes, des citoyens responsables et fiers de ce qu'ils sont ! Et qu'on arrête de les considérer comme des enfants, mais plutôt comme des adultes en devenir, et qu'on hésite pas à réglementer, sévir, punir, s'il faut. Parce que l'hyper-tolérance tue la tolérance également. Qu'on leur tende les clés mais qu'on les accompagne jusqu'à la porte, qu'on l'ouvre avec eux et qu'on leur montre le chemin. C'est là le devoir de nos politiques, de nos chargés de l'éducation à la communauté française. (Et arrêtons la main mise du socialisme là dessus.)
Aujourd'hui, 90% des élèves de ma classe auront oublié la phrase, même les mots. 90% de ces élèves ne penseront plus qu'ils sont faibles et pareils. Mais 90% de ces élèves font partie d'une couche privilégiée de la population. Avec un niveau d'enseignement suppérieur. Si la même phrase avait été dite dans une classe moins privilégiée, l'effet aurait augmenté. Et cette simple petite phrase, chère professeur, chère étudiante de littérature, autoproclamée fine psychologue, aurait encore enlevé un peu plus de fierté à ces jeunes qui, malgré tout ce qu'on peut en dire, en ont grandement besoin.
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Mais quittons là cette longue, et sans doute inutile diatribe pour que je parle enfin quelqu'un dont je n'ai jamais parlé ici et qui, pourtant, compte énormément pour moi. Quand je dis qu'elle compte énormément, c'est quasiment au même titre que ma familleou qu'Elle. Elle est un peu comme une deuxième soeur, même si on a souvent l'habitude de le lire, je crois qu'ici, le mot prend enfin tout son sens. Elle n'a pas peur de m'engueuler, de me dire ce qu'elle pense, quand c'est nécessaire. Elle me console quand je ne vais pas bien et me met une claque quand il le faut. Pour que je relève la tête et que j'arrête de me lamenter. On se dispute sans cesse, rarement avec gravité, on se charie, on se tappe aussi un peu.
Jamais il n'y a eu la moindre ambiguité entre nous. Et si les calins sont rares, je sais qu'ils sont d'autant plus précieux.
Alors pour tous nos sourires, toutes nos blagues incomprises parce qu'incompréhensibles. Tous nos fous rires et toutes nos engueulades. Je remercie tout ce qu'on veut parce qu'un jour, j'ai croisé le chemin d'une jeune arabe au caractère aussi fort que son ego. Fragile même si elle essaye de le cacher derrière sa répartie et son sourire permanent. J'ai découvert quelqu'un de cultivé mais d'humble. Quelqu'un de foncièrement intelligent mais faillible.
Et elle est la deuxième fille pour qui, je crois, je pourrais tout. Une deuxième soeur, de coeur en tout cas.
Merci à toi Sherazade. (l).
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"Car cet endroit ne lui disait plus rien,
Elle y avait perdu son chemin, Ha, son chemin..."
Indochine - Justine
Elle disait dans l'un de ses textes qu'elle avait perdu son chemin et que je l'avais aidé à lui remontrer. Mais si je lui ai montré son chemin, je n'ai pas de mérite, puisque désormais c'est le nôtre.
Où va-t'il ? Je n'en sais rien. Nous espèrons de tout notre coeur que ce sera vers le bonheur. C'est ce pourquoi nous nous battons chaque jour, contre les kilomètres, contre les minutes et les heures, contre ceux qui ne comprennent pas. Contre ces soirs difficiles où les notes ne sont que mélancoliques et que le coeur bat moins vite, en attente d'une caresse, d'une étreinte, qui ne viendra pas... Ou alors pas encore.
Mais on espère, on clot les paupières, les yeux mouillés de pluie, et on sourit. On sourit parce que derrière ces paupières, au fond de notre cage thoracique, notre coeur ne bat en définitive que pour l'autre. Et si c'est au ralentit, ce n'est pas grave, parce qu'il battra toujours. Jusqu'au moment où il n'en finira plus de s'accélérer, sur ce quai de gare où l'un de nous finit toujours par arriver, parce que c'est là le lieu secret de nos rendez-vous, de nos premiers baisers, et de nos retrouvailles.
Et si c'est sur un quai de gare que je dois toujours t'aimer, entre deux trains en partance pour ailleurs, si c'est sur tes lèvres que je pose un baiser, dans tes yeux que je retrouve les couleurs. Alors je colorerai la ville, des couleurs de tes yeux, et je vivrai appaisé, tranquille, de te retrouver parmi ceux, Que je côtoie chaque matin, que je ne regarde même pas, parce que seule l'empreinte de ta main, sur mon coeur brûlera.
A nous, mon ange.
T.
20 mai 2007
Le goût amer de l'après. L'âpre souvenir du pendant. L'acide désir du futur.
J'écris parce que j'ai mal. Parce que c'est encore le plus facile à faire. Même pas, ou même plus, en espèrant un vague sentiment de compassion ou de compréhension. Personne ne peut comprendre à part Elle et cet isolement est, je crois, encore le plus cruel. A quoi me sert d'écrire si personne ne peut m'aider ? A quoi me sert de confesser des envies, raconter des souvenirs, pleurer sur le passé et espérer le futur si ces mots sont de toute façon perdus ? Non, il n'y a aucune raison valable. Il y'a juste une boule au fond de ma gorge, un noeud au fond de mon ventre et de l'eau le long de mes joues. Juste une musique mélancolique loin dans mon esprit, le bruit de la pluie sur la vitre de ma chambre (c'est ce qu'elle voulait, de la pluie, une mélodie triste. Elle voulait que tout soit accordé. Que rien ne dénote. J'ai voulu aller contre ça, j'ai perdu. Il faut croire que tout était organisé de longue date.) et puis un étrange sourire au coin de mes lèvres.
Oui, je souris. C'est horrible, n'est ce pas ? Elle vient de repartir, si loin, et si proche toujours, et pourtant je souris. En pensant à ce qu'on a vécu, en pensant à ces moments où je pleure sur moi même alors que dans 30 petits jours elle est à nouveau dans mes bras. Quand je réfléchis à tous ces moments noirs qui nous semblent autant de murs sombres et infranchissables. Et que finalement, nous sommes obligés de les franchir, ces murs, coûte que coûte, quitte à avoir mal. Quitte à y laisser des plumes, sa peau, son coeur ou sa raison. On finit toujours par les franchir...
Je souris en pensant que les examens sont déjà là et que, là, tout de suite, ça a si peu d'importance. C'est là la première particularité de l'humain. L'égocentrisme. Je. Toujours Je. Personne ne peut comprendre. Je vais plus mal que tout le monde. J'aime plus que tout le monde. Je, je, je...
Je vaux mieux que ça ? :) Non. Même pas... Ou alors je cèderais à la vanité.
Une fois encore, nos souvenirs me nouent l'estomac, Tracy Chapman chante en boucle telling stories, et moi j'ai envie d'en raconter, des histoires. Si banales, si merveilleuses, si insensées, si cartésiennes, si réelles, si magiques, si...
Je devrais partir du début, sans doute. Commencer par le commencement. Ca m'aiderait peut-être aussi à ordonner mes pensées, à classer mes souvenirs, et à raconter notre histoire comme on en raconte une vraie.
Elle est arrivée avec le Thalys de 18h47 le mercredi 16 mai. Je l'ai vue en premier, elle a sourit, nos lèvres, nos bras. Enfin.
Première soirée, des pâtes, un bain, la nuit. La maison pour témoin, vide, silencieuse, et sa respiration au creux de mon oreille.
Premier réveil, nos voix, nos corps, nos sourires. Il fait beau, nous avons la matinée. Je la laisse dormir encore un peu et descend préparer le petit déjeuner. Il nous reste les fraises que j'avais achetées pour Elle. Je fais couler le café. Je monte la réveiller. Le lit qui s'amuse une fois de plus à nous jouer un tour, nous rions.
Première après midi, rendez-vous avec la princesse. Début gênés, piques gentilles pour détourner l'attention et détente, enfin, de l'atmosphère. Mine de rien, elles s'apprivoisent, je souris intérieurement, pour moi la rencontre était importante. Après quelques fausses manoeuvres, quelques tentatives de programme, on se dirige vers le Mappa Mundo. L'après midi défile, vite, trop vite. Et le soir tombe, déjà.
Nous rentrons, je cuisine et lui apprends quelques nouvelles expériences culinaires, malgré les vives protestations et le sourire condescendant de ma soeur en face.
Deuxième nuit, deuxième matin, aujourd'hui, nous allons à l'hôtel. Pas n'importe lequel puisque nous allons au Sheraton, profitant d'une offre incroyable pour une nuit à deux. Chambre immense, piscine au 30ème étage, péripéties. Après midi chargée :).
Le soir, mademoiselle C. m'invite au restaurant pour fêter la nouvelle année que je gagne en sagesse (ou presque) et en expérience (à peine). Nous mangeons chinois, elle goûte enfin le canard laqué, elle succombe, victoire. :)
Ensuite, nous nous rendons à la représentation de Macbeth en Bruxellois, elle découvre le folklore belge, je ris, elle sourit. La soirée est comme je l'imaginais. En mieux. Quand nous sortons, il pleut à torrent, nous courrons en riant jusqu'à l'arrêt de métro le plus proche et rentrons dans la hall de l'hôtel trempés, regards étonnés des concierges. Sourire.
La fatigue aidant, elle s'endort contre moi, dans les mélodies du concours Reine Elisabeth. Je m'endors peu après en éteignant la télé et en l'embrassant sur le front.
Samedi matin, nous quittons l'hôtel et traversons la ville pour aller déjeuner. Après avoir avalé quelque chose de consistant, je l'emmène au musée de la musique. Visite, leçons, découvertes.
L'après midi, nous rentrons épuisés chez moi, et regardons quelques films couchés l'un contre l'autre en attendant le soir, où mon grand père vient manger. Nous fêtons mon anniversaire une première fois, la soirée est plus qu'agréable.
Et ce matin, le dernier, où l'on se réveille en sachant pertinemment bien que ce sera le dernier avant longtemps. Où l'on se serre pour oublier. Pour profiter encore.
Puis le brunch, où l'on fête une dernière fois avec le reste de la famille mon anniversaire, un jour à l'avance. Sherazade qui reste pour ne pas nous permettre de sombrer.
Et puis les larmes. Et puis les dernières caresses. Et puis les rêves, les projets, les promesses. Nécessaires.
Je ne raconterai pas le train. Nos aurevoirs. Ils me brûlent déjà bien trop la gorge. Je ne reviendrai pas sur mon retour dans ma chambre. Là où nous avons vécu, l'espace de quatre jours hors du temps. Je ne dirai pas ma douleur. Je ne la dirai plus. Parce qu'elle est indicible et innommable. Ignoble et inconcevable. Mais surtout tellement éphémère... elle passera. Comme toujours.
Et sur un air de piano, tout recommence, comme tout a commencé, comme le piano nous lie, et nous liera toujours. Je suis la groupie du pianiste, elle est ma talentueuse musicienne. Et Debussy, Chopin, Armstrong et les autres m'attacheront toujours le coeur à leurs clavier, enchâineront toujours ma raison au rythme de leurs notes. Et si je dois devenir fou, ce sera sur le clair de lune. Ca ne peut être que sur celui là.
Le quotidien va reprendre ses droits, le blocus en plus. Les études aideront sans doute un peu à m'emmener plus vite vers le moment que j'attends. Et tout recommencera. Parce que c'est nous. Et qu'il n'y aura pas de fin.
16 mai 2007
She.
Ce soir, rien d'autre que Elle. Elle. Pas le reste, plus de reste. Juste sa peau. Ses cheveux. Et puis juste l'infini.
16 avril 2007
En mode Balavoine - Aimer est plus fort que d'être aimé.
Ces mots te sont destinés. Comme ils le sont tous quelque part, on tend, je crois, à écrire ce qu'on est. Je suis toi. Tu es moi. Je suis nous aussi, avec toi. Nous sommes. Nous sommes tout. Et puis nous sommes eux. Nous sommes ceux que l'on voit dans les films, sur qui l'on fait pleurer dans les livres, ceux sur qui, pour qui, l'encre coule depuis toujours et continuera à couler.
Parce que nous c'est l'amour. Et l'amour est la seule chose qui vaille la peine. Aujourd'hui, un jeune a encore tué. Il ne s'est pas contenté d'une seule vie, on parle d'une trentaine. C'est ça le monde. Juste ça. Encore et toujours la loi du plus fort, c'est le monde dans lequel mes enfants devront grandir. Celui où j'essaierai de leur apprendre ce que je crois être bon. J'ai envie de les élever loin. Loin de tout ça. Je ne veux pas qu'ils voient le monde tel que je le vois. Je ne veux pas qu'un jour ils soient dégoutés de l'humain, comme je le suis, déjà.
Mais dans tout ça. Dans ce tunel sombre, je ne vois qu'une lumière. Tu devais avoir raison, quelque part. La seule lumière, l'aboutissement, le bonheur : c'est l'amour. L'humain est beau quand il aime.
Je t'aime Claire Brisson. Si tu savais comme je t'aime. Tu es celle que l'on raconte, tu es celle que l'on dessine, tu es la muse des poètes et la déesse de rimbaud dans ces rêves, dans ces fresques les plus folles. Tu es Elle aussi. Mon Elle. J'utilise le possessif parce que je le suis. Je rêve de toi chaque nuit, je n'imagine pas que quelqu'un m'enlève ton image pour la placer dans ses songes.
Cela fait trois jours que j'essaie de restituer nos moments dans ma tête, en les plaçant dans l'ordre, en me souvenant des meilleurs. Cela fait trois jours aussi que j'essaye de les coucher par écrit. Je n'y arrivais pas. Maintenant, je veux réessayer, parce que je ne veux pas oublier. Jamais.
Je voudrais raconter le soleil. Tu le portais dans ta bague, glissée à ton doigt, long et fin. Tu le portais dans tes cheveux, tu le portais dans ton sourire. Il a toujours été là. De nos réveils à nos nuits, il brillait fort. J'ai pris ça pour un signe.
Je voudrais raconter aussi notre baiser sur la gare, ce train qui n'en finissait pas et mes mains dans ton dos. Et puis ton coeur qui battait vite contre ma poitrine.
Je voudrais raconter Paris, comme d'autres l'ont fait, mais la raconter à ton bras, la raconter vivante, brillante, immense. Je voudrais dire les jongleurs, les glaces et les parcs. Je voudrais dire ta main dans la mienne tout le temps.
Je ne raconterais pas le métro parisien mais je me souviendrais du train pour chez toi. Je me souviendrais de ton air outré que j'aime tant quand je gagnais au pendu et ton sourire de victoire quand tu me battais au jeu Pays/Ville/...
Je raconterais aussi ta famille, les premières paroles, la foire, Camille et l'apprivoisement des tiens. Je raconterais nos baisers incessants, et puis de tes lèvres que je retrouvais enfin.
Je pleurerais sur les étoiles en écoutant Nostalgie dans ta voiture. Sur nos larmes la veille du départ, dans la chambre d'amis, et sur ton corps à moi, entier. Je sangloterais sur ces trajets en voiture, sur nos réveils, comme nos nuits, sur tes yeux dans les miens. Et sur nos promesses murmurées.
Je parlerais des opticiens qu'on a fait, du cinéma avec toi et du sourire que j'avais en sortant, ce qui ne m'arrive jamais quand je vais au cinéma .
Je rirais en repensant au ping-pong, aux crocodiles sur les icebergs et à notre journée à la cabane.
Je tairais ta phobie des guêpes et mon envie de toi. Comme je tairais Indochine et ta salle de bain. J'oublierais cette chanson qui me hante comme elle a hanté notre dernière journée :
" Allez danse, danse, viens dans mes bras,
Allez tourne, tourne, reste avec moi,
Allez partons vite si tu veux bien, dès le jour,
Le soleil brille très haut tu sais,
Mais j’aime ça, je t’attendais
Alors partons vite si tu veux bien, Sans retour…
Ris plus fort et parle-moi
De nos projets, de nos rêves tout ça
Donne-moi la main, embrasse-moi, mon amour
Le temps comme ami, moi je veux bien
Mais les amis ça va, ça vient,
Alors partons vite brûler le jour et la nuit
Evidemment, tu l’aimes encore,
Je le vois bien tu sais, et puis alors ?
Mais pour l’instant ferme tes yeux, passe ta main dans mes cheveux.
Je veux entendre, ton cœur qui bat, tu sais, je crois qu’il chante pour moi
Mais en douceur comme ça tout bas, comme un sourd
Mon cœur lui s’emballe, il vole haut, peut être un peut trop haut pour moi
Mais je m’en fou, je suis vivant pour de bon
Allez danse, danse, regarde-moi
Allez tourne, tourne, ne t’arrête pas
Allez partons vite, si tu veux bien, dès le jour
le soleil brille, profitons-en
Je t’attendrai, je t’aime tant
Alors vas-t’en vite si tu veux bien, sans retour
Evidemment, tu l’aimes encore,
Ça crève les yeux mon dieu, Tu l’aimes encore
Mais pour l’instant ferme tes yeux, passe ta main dans mes cheveux
Allez danse mon amour ! Allez danse !
Faisons de nos enfants des droits !
Fais tourner le monde mon amour, fais tourner le monde
Allez danse, danse, retourne-toi
Allez tourne, tourne, ne t’arrête pas
Allez partons vite, si tu veux bien, dès le jour
J’ai manqué d’air je m’en souviens,
Toutes ses années sans toi sans rien
Même mes chansons se baladaient le cœur lourd
Evidemment, tu l’aimes encore, "
Ça crève les yeux mon dieu, ça crève les yeux mon dieu
Mon dieu….
Je crois que je sourirais sur nos crèpes, sur le supermarché, sur tes glaces, sur les restaurants et sur ta main sur mon visage. Sur ton frère aussi, et ton amie chinoise qui ne comprenait rien à la vie. Sur ton frère et le rose, sur ta maman et ton père.
Je crois que j'exploserais de rire sur l'hôtel, sur la nuit sans abris et ton amie Louise, que ton frère avait cerné, aussi sur la californie des states et ta réaction face au beurre qui fond, ...
Je crois que je...
Tu me manques horriblement.
T.
19 mars 2007
En mode Gold - Retour en enfance :)
Un café brûlant dans mes mains, l'océan qui se jette au pied de la terrasse. Un silence infini. L'horizon gris, sa robe blanche.
Un thé brûlant posé sur la balustrade, le vent qui balaie ses cheveux et la tendresse de son sourire.
Nos deux corps dans ce pâle matin d'automne, serrés l'un contre l'autre devant l'immensité de la mer qui se jette à nous dans le grondement des vagues et la fraîcheur d'octobre.
Sa robe légère qui s'élève un peu du sol, ses lèvres contre les miennes et une promesse, dans le creux de son oreille.
Cette promesse, elle restera à jamais dans un coin de son esprit. Et je fais le serment de la tenir.
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Juste l'histoire de quatre petits jours... et nous avons su.
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C'est marrant, je suis beaucoup au contact des gens quand je me déplace, les transports en commun aidant. Et comme pour le moment, je me déplace beaucoup, j'ai souvent l'occasion d'analyser un peu les gens qui m'entourent. Elle et moi avons le même jeu d'analyse quand nous avons quelqu'un en face de nous, quoiqu'elle soit bien plus effrontée que moi.
Pour le moment, je dois bien l'avouer, je suis effaré.
Les gens courent, les gens sont taciturnes, les gens râlent, les gens se disputent. Les gens passent leur vie à mâcher (et remâcher) leur mauvaise humeur et affectent apparemment de bien faire comprendre aux autres qu'ils ont leurs problèmes et qu'ils sont de toute façon bien plus importants que ceux du monde qui les entoure. Tous pincent les lèvres et serrent les fesses. Ils prennent bien soin d'afficher un air important, parce que vous comprenez, ils sont quand même fonctionnaires au ministère de l'incompétence nationale, c'est un poste à haute responsabilité et vous savez, ils ont le bras long et Mr. de Tartempion compte même parmi leurs amis intimes ! Tous se fusillent du regard, se poussent, renâclent, souffle et soupirent.
Mais enfin, peuples des régions de la froide et vieille Europe, réveillez-vous ! Selon les enquêtes vous vivez dans les pays où il fait le mieux vivre au monde, ouvrez les yeux ! Oubliez les quelques détritus au sol, le nuage gris dans le ciel de ce froid matin de Mars et souriez un instant à votre voisin, vous constaterez sans doute avec stupéfaction que ce sourire touchera autant celui qui est en face de vous que vous quand vous en recevrez un de retour. Apprennez un instant à vivre votre vie en couleur et non pas à la colorer de gris terne et de mornes dégradés de noirs.
Je n'ai pas de leçon à donner. Ceci est un conseil. Mais si vous voulez vivre heureux, compatriotes, amis, étrangers ou autres, rappellez vous juste cette petite phrase :
" Souris à la vie et elle te sourira "
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" Comme un diamant qui se pose
Aux branches de mes doigts
Tu brillais chaque nuit devant moi
Ville de lumière j'ai besoin de toi
Mais tes murs de sable rose ont perdu leur éclat
Sous les ombres noires des soldats
Ville de lumière qu'ont-ils fait de toi ?
Ne plus pleurer, rester là
A se demander pourquoi
N'exister que pour toi
T'aimer jusqu'au dernier combat
Sur tes pavés de poussière
Et tes chemins de croix
Tes enfants ne jouent plus comme autrefois
Ville de lumière j'ai besoin de toi
Et dans ma prison de pierre où je tremble et j'ai froid
Je sais que je n'te reverrai pas
Ville de lumière qu'ont-ils fait de moi ? "
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J - 18 :).




